Armée Secrète : des parachutages héroïques !

 

Connaissez-vous les membres de l’Armée Secrète ? Ces héros qui ont agi dans l’ombre pendant la guerre 1940-1945 ? Ils sont également connus sous le nom de résistants de la Légion Belge. Ceux-ci étaient pour la plupart de simples citoyens, portés volontaires pour défendre la patrie.

Ils participaient à de nombreuses opérations secrètes consistant à réceptionner des conteneurs lâchés par avions venant directement d’Angleterre (où se trouvait alors le gouvernement belge en exil). L’objectif des Britanniques  ? Armer les résistants belges et leur fournir des vivres, des explosifs, des postes récepteurs ou encore des « S phones », ancêtres de nos GSM …

A Braine-le-Château, une plaque commémorative située en face du n° 19 du Vieux Chemin de Nivelles (voir photo de gauche) rend, à ce titre, hommage à la mission LABRADOR. A propos de cette mission – dont on n’a trouvé aucune trace par ailleurs -, on nous dit dans le texte qu’elle conduisit des résistants à organiser par TSF des parachutages depuis ce lieu entre septembre et mars 1943. Où eurent lieu les parachutages ? Et qu’advint-il de ces courageux opérateurs TSF ? Pas moyen d’en savoir plus. Tout ce que l’on devine, c’est que cette affaire s’est terminée de manière fatale pour ses organisateurs, présentés comme « disparus »

A partir de témoignages relatant de semblables opérations survenues ailleurs (dans les Ardennes, notamment), il apparaît que ces parachutages se déroulaient de nuit, par crainte de se faire repérer par les Allemands, qui occupaient alors le territoire. Il s’agissait donc d’être inventif afin d’« attirer discrètement » – on mesurera le paradoxe et sa difficile mise en œuvre ! – l’attention des pilotes anglais, pour leur indiquer où larguer les précieux conteneurs.

Des messages codés étaient transmis via la chaîne de radio de la BBC afin de préciser aux résistants belges dans quelle plaine la cargaison serait lâchée. Une fois la nuit tombée, 3 jalonneurs s’y disposaient en ligne, dans le sens du vent, séparés les uns des autres par 100 mètres à chaque fois, et pointant chacun vers le ciel une lampe torche de lumière rouge. Un chef de file se disposait à 50 mètres perpendiculairement au premier jalonneur avec une lampe torche blanche. Le pilote savait dès lors qu’il devait larguer les conteneurs, à 300 m d’altitude, entre les 2 premiers jalonneurs de lumière rouge…

Au-delà de ce dossier, c’est tout à la fois l’expertise en pompes funèbres et l’ancrage résolument castelbrainois de la société Louis et Nadine CAMPENS qui vous sont rappelés !