Notre gisant Maximilien ? Un fameux CV à son actif !

 

Sans doute l’avez-vous déjà repéré, dans son alcôve vitrée au fond de l’Eglise paroissiale Saint-Rémy de Braine-le-Château. Il faut dire qu’il demeure là depuis des centaines d’années, étendu dans ce qui ressemble à un très long sommeil

Il s’agit bien sûr du gisant en albâtre de Maximilien de HORNES.

Mais qui fut cet homme manifestement illustre, dont on nous dit qu’il naquit en 1475 et mourut – à Braine-le-Château – en 1542 ?

S’il fallait ne retenir qu’un seul de ses titres de gloire, ce serait celui de chambellan (l’équivalent d’un « chef du personnel du palais ») de l’infiniment puissant Charles Quint. Dont on peut dire qu’il « posséda véritablement l’Europe », dans une mesure plus impressionnante encore que Jules César, 15 siècles plus tôt, ou Napoléon, 4 siècles plus tard…

On connaît aussi, cela dit, Maximilien de HORNES en tant que :

  • Chevalier de la Toison d’Or 
  • Lieutenant de la Cour féodale 
  • Maréchal héréditaire du Hainaut
  • Conseiller du Brabant, ou encore,
  • Seigneur justicier de Braine-le-Château.

De fait, le Comte de HORNES est étroitement lié à notre bourg : son empreinte y est profondément visible dans le patrimoine de la cité. Maximilien a ainsi habité le Château médiéval jouxtant l’Eglise, qu’il a d’ailleurs fait transformer en demeure de plaisance et de prestige au cours de la Renaissance. Il fit par ailleurs ériger, en 1521, le célèbre pilori, qui est aujourd’hui un des monuments-phares du village.

Pour revenir au gisant, Maximilien de HORNES l’aurait fait exécuter lui-même de son vivant, ce qui explique qu’il soit représenté jeune (alors qu’il mourut à l’âge de 67 ans !). Cette sculpture en albâtre (la seule de tout le patrimoine statuaire du Brabant wallon !) est attribuée à Jean MONE qui était le maître artiste de Charles Quint. Elle connut une restauration en 2009, suite à des actes de vandalisme.

En termes d’attributs, le Comte de HORNES est représenté paré de son armure et portant le collier de la Toison d’Or. Il est en prière et sa tête repose sur un coussin tenu par deux angelots. Un chien est à ses pieds, symbolisant la fidélité.

Au-delà de ce dossier, c’est tout à la fois l’expertise en pompes funèbres et l’ancrage résolument castelbrainois de la société Louis et Nadine CAMPENS qui vous sont rappelés !