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Enterrement ou crémation plus écologiques : vers quelles pratiques ?

enterrement ecologique
 
enterrement ecologique

En Belgique, les procédés légaux pour laisser partir le corps d’un défunt résident dans l’inhumation ou la crémation. Qu’il s’agisse d’être mis en terre ou en caveau, ou bien d’être incinéré, la question de l’empreinte écologique  de ces pratiques peut se poser. Aujourd’hui, les initiatives plus respectueuses de l’environnement sont multiples et touchent toutes les sphères. Comment devenir plus écologique dans le milieu funéraire ?

 

Coup d’œil sur les nouvelles pratiques plus écologiques

Certains pays les ont déjà adoptées: l’humusation, l’aquamation, la cryomation et la promession. Que sont-elles ? Des procédés générant moins de pollution ou utilisant moins de ressources sur le court ou long terme. Pour en savoir plus sur ces nouvelles pratiques funéraires, lisez notre article à ce sujet.

 

Inhumation et crémation : quels constats ?

L’inhumation demande place et entretien. Enterrer une personne équivaut à lui concéder un espace à elle pour un certain nombre d’années (de 10 à 50 ans selon les renouvellements). L’entretien des espaces verts du cimetière et la durée de la concession sont des éléments qui entrent en compte dans la balance énergétique. La construction d’un caveau représente par exemple une importante mobilisation d’énergie.

La crémation, quant à elle, implique l’usage de différentes ressources. Cette pratique consiste à placer le corps dans les flammes pour le faire devenir cendres. Une température très élevée (plus de 850°C) est nécessaire ainsi que l’utilisation de ressources comme l’essence et le cercueil en bois dans lequel est placé le défunt avant la crémation. Des émissions de CO2 et d’autres toxines sont produites notamment suite aux composants formolés introduits dans l’organisme ou en raison de plombages et métaux présents dans le corps de la personne incinérée.

 

Inhumation ou crémation : comment réduire l’empreinte écologique ?

La crémation apparaît plus écologique par rapport à l’inhumation en termes d’émissions et de consommation en ressources et en énergie. Cependant, un enterrement en pleine terre peut devenir plus éco-friendly qu’une crémation lorsqu’il n’y a pas de caveau et de monument. 

Pour rendre une crémation ou une inhumation plus écologiques (seules pratiques légales actuelles en Belgique), différentes techniques peuvent accompagner cette démarche :

 

  • Un cercueil écologique 

Les modèles et fabrication des cercueils se renouvellent régulièrement. Utiliser un cercueil en bois ou carton demeure plus respectueux pour l’environnement. Dans le cas d’une crémation, il importe de réfléchir au matériau le plus adapté pour une combustion écologique au moment de l’incinération.

Pour en savoir plus sur le cercueil en carton, n’hésitez pas à lire notre article « le cercueil en carton, vraiment plus écologique ? ». 

Le cercueil biodégradable se développe. L’usage de matériaux biodégradables comme le carton, la cellulose ou les fibres de papiers usagés, ainsi que le coton bio à l’intérieur du cercueil deviennent plus courants. Le cercueil en osier est aussi une alternative. Fait en bois recouvert de rotin, il se montre écologique et solide. 

 

  • Le linceul : une nouveauté proposée en Wallonie et à Bruxelles

Le corps du défunt est recouvert d’une simple enveloppe composée d’un drap en matière 100% naturelle (coton, laine, soie, lin, voire amidon de maïs) et est enseveli tel quel dans la terre. 

 

  • L’urne biodégradable 

Ces urnes sont produites à base de sable, d’argile, de fibre de coco, de bois ou de carton. Elles ne polluent pas. Cette formule peut s’associer pour devenir une urne-arbre dans laquelle est placée une graine. Une fois l’urne enterrée, un arbre pousse à partir des cendres du défunt. L’urne-arbre peut être enterrée sur un terrain privé ou dans un parc cinéraire. 

 

  • Les stèles écologiques 

Des stèles en bois, papier et cuir sont accessibles sur le marché. Les stèles en pierre, granit, ou marbre, selon l’origine des matériaux, peuvent alourdir l’impact énergétique des funérailles. 

 

  • Des fleurs locales, de saison

Les fleurs peuvent représenter un marché à fort impact écologique (importations lointaines, usage de pesticides, etc). Utiliser des fleurs locales et de saison réduit l’empreinte carbone de la cérémonie funéraire. 

 

  • Des faires parts par email, sur papier recyclé ou labellisé 

Au moment du décès d’un être cher, l’usage consiste à envoyer un faire part aux proches, amis et connaissances. Si l’envoi par email peut ne pas vous convenir, il peut être intéressant d’envisager des formules à base de papier recyclé ou de papier muni d’un label environnemental. 

 

  • Intégrer l’écologie au niveau du corps du défunt 

Ne pas pratiquer les traitements de thanatopraxie (soins de conservation) sur le corps du défunt permet de réduire l’empreinte écologique. Dans ce cas, un cercueil fermé devient l’option proposée à la cérémonie. Au niveau des vêtements du défunt, penser à le vêtir de matières naturelles, en privilégiant le coton et le lin, et en minimisant le port de bijoux ou de matériaux synthétiques (comme pour les chaussures). 


En conclusion, chacun choisit selon ses aspirations

La perte d’un être cher et la mise en place de funérailles représente un moment chargé d’émotions. Selon la sensibilité ou la volonté de la personne partie, ou selon celles de ses proches organisant les funérailles, ces différentes options écologiques peuvent être des pistes de réflexions.