Funérailles Campens

Conseils, Démarches et formalités

Rencontres médiévales : aux sources du métier !

En marge des « Rencontres médiévales », qui – comme tous les deux ans – plongeront dans la liesse tout le bourg de Braine-le-Château durant ce week-end des 9, 10 et 11 septembre, il nous a paru intéressant de nous mettre nous aussi à l’heure des chevaliers et des damoiselles, en rappelant les origines de cette passionnante profession d’entrepreneur de pompes funèbres que nous avons le privilège d’exercer.

On s’en doute, le métier ne date pas d’hier… et remonte en réalité bien au-delà du Moyen-Âge ! De fait, il trouve ses premières expressions dans les origines mêmes de l’espèce humaine : ne voit-on pas en effet traditionnellement un des motifs de distinction entre l’homo sapiens et ses cousins primates dans le fait que nos ancêtres commencèrent progressivement à enterrer leurs congénères passés de vie à trépas ?

Plusieurs millénaires plus tard, ce sont évidement les Egyptiens qui donneront leurs lettres de noblesse aux techniques d’embaumement, y mettant un tel degré d’expertise que leur savoir-faire peut être pour ainsi dire élevé au rang d’art. Il faut, pour s’en convaincre, visiter les sections d’egyptologie de nos musées (le Louvre en possède une magnifique) : face aux momies en état pour ainsi dire intact de conservation, on ne peut qu’admettre la redoutable efficacité des méthodes utilisées !

Mais le Moyen-Age, précisément, quel fut son rapport à la mort ? A vrai dire, il s’agit sans doute là de l’une des périodes de l’histoire où les vivants ont le plus vécu en symbiose avec leurs défunts. Il faut dire que la « Camarde » faisait partie de la vie quotidienne : paysans et artisans ont du mal à survivre aux famines, aux maladies et aux guerres, au point que l’espérance de vie ne dépassait pas 30 ans ! Présente dès la petite enfance, la mort était acceptée avec résignation et une certaine forme de sérénité.

S’agissant des techniques de sépulture, le christianisme admet, à partir du 8ème siècle, les cimetières urbains, dont la gestion sera confiée aux paroisses. Dans le haut Moyen-Âge, cependant, les « cercueils » étaient des coffrages (avec ou sans couvercle) montés directement dans la fosse : ils ne permettaient donc pas le transport avant la mise en terre.

En ces temps-là, le cimetière est un endroit de vie et d’asile : des artisans et des commerces s’y installent, les enfants y jouent, des troupeaux y paissent, parfois s’y tient le marché…

Aux alentours des 11-12ème, voire 13ème siècle, l’usage du cercueil, jusqu’alors réservé aux nantis, se répandit.

Terminons notre évocation (évidement trop superficielle) des rituels funéraires au Moyen-Âge par cette précision qui ne manque pas de… sel !  Lors du décès d’un noble, son corps était transporté vers son lieu de résidence, généralement son château. Si l’intéressé était décédé loin de chez lui, ce transport par chariot à bœufs pouvait durer de plusieurs jours à plusieurs semaines. Le corps était alors généralement déposé sur un lit de sel, afin de garantir une salubrité acceptable. Cependant, le sel était à cette époque un bien très convoité (comme en atteste le lourd impôt prélevé alors sous le nom de « gabelle ») ; cela explique que plus d’un convoi funéraire ait été attaqué… C’est pour dissuader ces attaques qu’auraient été inventés les « scellés », rendant impossible la réouverture du cercueil… et le vol de son sel !

Voilà pour ces quelques repères historiques. Dans l’immédiat, cependant, priorité à la vie et à ses joies ! Bonnes « Rencontres » aux Castelbrainois et à leurs hôtes, et … santé !  

 

Pour en savoir plus sur les Rencontres médiévales de Braine-le-Château : 

  • Voir ici la page du site de la Commune dédiée à l’événement 
  • Voir ici la page Facebook des Rencontres 

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